Galerie photos - Centre dentaire Vieux Sherbrooke

  • La rue Dufferin en 1897

    En 1897, les tramways commencent à circuler dans les rues de Sherbrooke. Sur le pont Dufferin, ils croisent piétons et charrettes. Le pont, rebâti avec une charpente de fer en 1880, possède toujours ses trottoirs de bois. À l’intersection des rues Frontenac et Marquette, l’édifice de la Sun Life abrite alors plusieurs bureaux dont ceux du consulat américain. À gauche, la People’s Telephone Company, entreprise qui concurrence la compagnie Bell sur le territoire des Cantons-de-l’Est, affiche sa raison sociale. À l’époque, chacune des compagnies possède ses propres lignes et terminaux. Il est alors impossible à un abonné de rejoindre une personne qui est liée à une compagnie concurrente. Les marchands, pour prendre contact avec leur clientèle, doivent s’abonner aux deux réseaux téléphoniques. L’édifice de l’autre côté de la rue Dufferin, près de la sortie du pont, abritera, durant plusieurs décennies, les bureaux du quotidien La Tribune. Photo : Fonds Paul gagné - La Société d'histoire de Sherbrooke.

  • La Sherbrooke Pure Milk Co. Ltd vers 1920

    En 1910, Marcus Trenholm Armitage et R.W. Reid s’associent pour fonder la Sherbrooke Pure Milk. Après des débuts modestes, l’entreprise devient le plus grand détaillant et grossiste de produits laitiers de Sherbrooke et des Cantons-de-l’Est. En plus du lait, la Sherbrooke Pure Milk fabrique bientôt de la crème, des demiards de lait, de la crème fouettée, de la crème glacée et du beurre. À la fin des années 1920, la pasteurisation obligatoire du lait provoque des changements structurels dans ce secteur de production. Les petits producteurs n’ont pas les capitaux nécessaires pour équiper leur laiterie d’un pasteurisateur. Au cours de l’année 1929, des hommes d’affaires de la région, entre autres, Charles Benjamin Howard et Albert Carlos Skinner, forment la Sherbrooke Pure Milk Company qui fusionne la Sherbrooke Pure Milk et la Crèmerie de Sherbrooke. Photo : Fonds Gérard Auray - La Société d'histoire de Sherbrooke.

  • Un policier dans la “poubelle”, faisant la circulation au coin de la rue King Ouest et de Grandes-Fourches en 1974

    Au cours des années 1920, un policier fait la circulation au coin des rues King Ouest et Wellington. Coiffé d’un casque colonial blanc, il dirige automobiles, piétons, chariots et tramways. Dans les années 1960, il y a encore un constable à cette intersection. Quant à l’intersection de la rue des Grandes-Fourches et de la rue King Ouest, ce n’est qu’en 1946 qu’un policier est affecté au même travail. Au début, le constable n’est là qu’aux heures de pointe. Pour sa sécurité, il est installé sur un petit socle d’une hauteur de 30 cm de haut, ce qui lui permet de dominer la circulation. Avec le temps, ce petit socle va devenir la «poubelle», un objet dont se rappellent plusieurs Sherbrookois. La corbeille sera bientôt munie d’un plancher chauffant et d’un petit toit pour protéger le constable des intempéries. Cette tour disparaît à la fin des années 1980. Photo : Fonds de la Ville de SHerbrooke - La Société d'histoire de Sherbrooke.

  • La rue Wellington Nord dans les années 1930

    À la fin des années 1930, la rue Wellington est le centre de l’activité économique de la ville de Sherbrooke. Les tramways ne circulent plus depuis 1932. Ils ont été remplacés par les grosses voitures américaines. Les parcomètres n’ont pas encore fait leur apparition, de sorte que les professionnels qui occupent des bureaux au centre-ville peuvent stationner leur automobile le long de la voie une journée entière sans avoir de contravention. À gauche, au centre, une grande enseigne annonce «CLOTHES». C’est celle du magasin Rosenbloom, une mercerie qui vend aussi, pour sauvegarder la morale, de longs costumes de bain en laine. À droite, au loin, le Granada est l’endroit où sont projetés les grands films américains et où se produisent les vedettes internationales et locales. De grands ormes ornent toujours la rue à proximité de l’actuel hôtel de ville; ils disparaîtront lorsque la maladie hollandaise de l’orme les frappera dans les années 1950. Photo : Fonds Jean-Marie Dubois - La Société d'histoire de Sherbrooke.

  • La manufacture de la Magog Woolen Mill près de la rivière Magog, vers 1910

    Le développement de Sherbrooke est dû à la force hydraulique que procure la gorge de la rivière Magog. Au 19e siècle, suite à l’aménagement de plusieurs barrages qui fournissent en énergie plusieurs manufactures et ateliers, Sherbrooke devient la deuxième ville industrielle du Québec, derrière Montréal. Sur la rive est de la rivière Magog, tout près de l’actuel pont Hubert-C.-Cabana, s’implante un secteur industriel où prospèrent, entre autres, la G.G. Bryant, une manufacture de bois érigée en 1877, et la Magog Woolen Mills, une entreprise spécialisée dans la confection de textile, construite en 1868, qui va fonctionner jusqu’en 1925. En 1889, pour accommoder les usines du secteur de la gorge, le Canadien Pacifique érige une gare à l’intersection des rues Belvédère et Frontenac. L’année suivante, les citoyens du quartier Nord bénéficient d’un nouveau pont qui relie leur quartier à leur lieu de travail et aux écoles du Plateau Marquette. En 1897, une ligne de tramway passe sur le pont. En décembre 1902, un tramway déraille à cet endroit. Le passage répété de tramways sur la structure de bois du pont finit par l’ébranler. En juillet 1903, un nouveau pont Wolfe, à arche métallique, est inauguré. Photo : Fonds Frederick James Sangster - La Société d'histoire de Sherbrooke.

  • Le Sherbrooke Pure Milk Dairy Bar vers 1952

    En 1930, la Sherbrooke Pure Milk Company inaugure sa nouvelle usine qui comprend l’équipement nécessaire pour être conforme aux nouvelles règles sanitaires édictées par le gouvernement provincial. Le lait et la crème y seront pasteurisés. La nouvelle usine est construite à gauche de son ancien bâtiment. Les entreprises laitières entreprennent des campagnes de publicité afin de démontrer les bienfaits du lait pasteurisé. En 1936, la Sherbrooke Pure Milk réussit un bon coup publicitaire par la distribution gratuite d’un calendrier où l’on voit les cinq jumelles Dionne, alors âgées de deux ans. En plus de vendre du lait, la Sherbrooke Pure Milk profite, dans les années 1950, de la mode des laits frappés et des cornets de crème glacée. Elle élargit sa clientèle en ouvrant un bar laitier que fréquentera toute la jeunesse de Sherbrooke. Photo : Fonds de la famille Olivier - La Société d'histoire de Sherbrooke.

  • Le 234 de la rue Dufferin

    Après avoir pratiqué dans l’édifice Central de la rue King Ouest, c’est dans cet édifice que les docteurs Gaëtan Duquette, Pierre Massicotte et Robert E. Weldon établirent leur clinique le 1er mai 1978. Par la suite nommé Centre Dentaire du Vieux Sherbrooke en 2008, ce fut le lieu de nos locaux jusqu’en décembre 2012. En 1854, John Griffith, un commerçant, érige l’édifice de l’actuel 234 de la rue Dufferin. Le Griffith Block est alors un édifice de trois étages à vocations multiples. C’est la plus grosse bâtisse à usage commercial de la région. Plusieurs curieux font un détour pour venir la voir. En plus des commerces, le Griffith Block compte des bureaux et une salle de spectacle. Le bureau de poste y est installé jusqu’en 1884. Plusieurs associations occupent des bureaux dans le bâtiment. Certaines ont une vocation culturelle comme la Sherbrooke Library and Art Association qui y installe un musée, une bibliothèque et une salle de lecture dans les années 1880. À partir de 1907, la communauté juive de Sherbrooke y pratique son culte, et ce, jusqu’en 1920. Acheté en 1947 par madame Blanche Bélanger, l’édifice est augmenté d’un étage. Toutefois, les fondations du bâtiment, telles que vues à partir du pont Gilbert-Hyatt, montrent bien qu’elles sont du 19e siècle. - La Société d'histoire de Sherbrooke.